C'est la période estivale, mais nous, chercheurs d'emploi, avons-nous le droit de s'accorder un petit break ? La réponse est oui. Et ce n'est pas moi qui le dit. Ouf, soulagée. Je vais pouvoir partir une semaine me ressourcer. L'été à Paris c'est pas génial. Je ne sais pas si je vais avoir l'esprit totalement libre, mais ça va me faire beaucoup de bien.
En effet, nous pouvons partir sans culpabiliser, et c'est même conseillé d'après l'article sur le site de France5.fr intitulé les "vacances du chercheur d'emploi."
"Partir en vacances, prendre du recul, faire un "break", se ressourcer, ce n'est pas seulement l'apanage des salariés. Le demandeur d'emploi aussi a le droit de souffler. D'autant que chercher du travail, c'est souvent un... travail à plein temps !
Se déculpabiliser. Salariés ou chômeurs, lorsque la période estivale bat son plein, ils ont tous envie de soleil et de plage. Mais si les premiers peuvent prétendre à des congés payés, les seconds souvent n'osent même pas évoquer le terme de "vacances". Et pourtant, eux aussi ont parfois besoin de larguer les amarres. Chercher du travail, tous les jours, téléphoner, éplucher les petites annonces, réadapter son CV, passer des heures sur Internet, faire le tour des sociétés d'intérim, espérer des réponses, vivre le stress des entretiens, attendre l'appel d'un recruteur potentiel... autant de raisons qui peuvent à la longue, avoir des conséquences sur l'état psychologique des individus. Signes précurseurs : les migraines, l'insomnie, l'irritabilité, l'anxiété, voire la dépression.
Changer d'air. "Etre au chômage, cela commence vraiment à me prendre la tête" résume Alain P. 40 ans. Ce demandeur d'emploi depuis plus d'un an a décidé cette année "et pour la première fois depuis longtemps " de partir avec sa femme et sa petite fille faire du camping dans les Vosges. Rien que la perspective du départ le met déjà en joie, même s'il n'a pas encore eu "le courage" d'annoncer la nouvelle au reste de sa famille. "Je me sens coupable. Mais de quoi ? N'ai-je pas aussi le droit de faire une coupure ?" Changer d'environnement, vivre à un rythme différent, se reposer, recharger ses batteries pour attaquer le marché du travail en pleine forme à la rentrée, les raisons ne manquent pas.
Prévenir l'ANPE avant. Demandeurs d'emploi, si vous décidez de vous échapper quelques jours, n'oubliez pas d'avertir votre ANPE. Au total, vous pouvez partir 35 jours par an maximum. Et si votre absence dure plus de sept jours, vous devez impérativement la signaler 72 heures avant, soit en passant à votre agence, soit en envoyant, par courrier ou électroniquement (site Unidialog), l'avis de changement de situation avec vos dates d'absence. Ainsi, pendant vos congés, vous continuerez à percevoir vos allocations, vous ne serez pas convoqué par un conseiller et n'aurez pas besoin d'actualiser votre situation. N'oubliez pas pour autant de vous munir de votre numéro d'identifiant et de votre code personnel. Et bonnes vacances !"
Article publié le 5 août 2004 par Corinne Dillenseger
Commentaires
Cette année je pensais a priori tout donner pour ma recherche d'emploi mais je vais finir dans quelques jours un stage qui aura été assez dévoreur d'énergie (ah les joies du boulot de consultant) et il me reste encore une soutenance et un grand oral à enchainer d'ici fin juillet.
Alors je pense qu'entre le 1er juillet et le 15 aout je fais "breaker" un peu. Comme à mon habitude loin...très loin. Et en coupant mon portable.
Trackbacks
Aucun trackback pour cet article